Péripéties en bordure de l'Empire

In-Farmer

Episode VI Game 28

Secteur Arkanis, Orbite de la planète Pii

C’est avec agilité que Jeannot Latreille, votre pilote, accoste le Karovythe MKII contre la petite station de recherches botaniques en détresse orbitant autour du monde agricole de Pii. Tous les autres passagers se retrouvent devant l’écoutille d’accès qui demande une ouverture manuelle qui s’avère plutôt ardue. Jeannot branche son écran principal par une vue de la station que Poly Shaur scanne depuis la station des senseurs. La station est recouverte d’un amas de lianes et branches de couleur bleue assez envahissante. De plus, il n’y a aucune émission d’énergie, à part six humanoides et un faible signal de détresse sur ondes hyperspatiales.

Après qu’il vous ait transmis cette information, vous comprenez pourquoi la porte est si difficile à ouvrir.Proschek pointe son pistolet à crosse de nacre en mode paralysie, tandis que Ghor’Tex et Frik Tiel’a s’acharnent sur le volant de l’écoutille. Maitresse Delyann est disponible tout près avec plusieurs civières posées sur le sol de votre large soute pratiquement vide.

Après beaucoup de sueur et d’ampoules, l’écoutille s’ouvre avec un vent de puanteur de décomposition, de corps mal lavés et de pachouli à en donner mal à la tête. L’atmosphère saturée de polen vous fait éternuer alors que vous entrez dans la station où l’air est réchauffée par la décomposition rapide de la végétation qui recouvre toute les surfaces. Vous écartez des lianes qui s’acrochent à vous et évitez de grosses fleurs qui dispensent régulièrement des nuages de polens urticants. Vous finissez par trouver cinq hommes et femmes humaines rachitiques, nus, couverts d’excréments et de tourbe. Ils ont les yeux et le nez bouffis d’allergies et ils délirent à moitié en vous voyant avec vos spaciosuits. Proschek texte un rapport de situation au vaisseau et dirige l’évacuation des ingénieurs en botanique, notant qu’il en manque un…

Jeannot, les jambes accotées sur ses écrans et les mains derrière la tête réagit à peine quand le texte s’affiche sur la verrière rendue opaque en face de lui, mais il réagit au trille de détresse que fait R0-T2 aka Roteux, manquant tomber de son siège de pilote élimé. Il vérifie en vitesse ce qu’a vu l’astromech colérique et siffle dans son casque en confirmant les données. Il enclenche les hauts-parleurs et d’un ton urgent annonce que vous allez avoir de la compagnie.

Se tranchant un chemin à coups d’épée épeurante, Ghor’Tex pratique un chemin pour les rescapés quand il reçoit le message. Il donne deux minutes à son pilote, après se sera un décollage forcé. Jeannot réplique que vous avez pas tout ce temps avant que la station ne se dépressurise. Accompagnant ses dires, la station tremble sous deux solides impact et derrière vous, deux panneaux anti-incendie se referment avec difficulté en coupant les lianes.

Jeannot pousse les boucliers à fond, tout en désespérant de voir les secondes de son chrono s’éterniser. Dehors, le YT-2400 de l’équipage du Red Star fend l’espace à toute vitesse et prend la station pour cible avec ses lasers et le Karovythe avec ses torpilles à protons. Les rayons quadruples de ses deux tourelles criblent la station d’impacts d’oû s’échappent des nuages de débris et d’oxygène sous pression. Les torpilles pilonent le croiseur consulaire et endommagent la coque. Poly se branche sur les caméras internes et quand il voit que tous le monde est à bord, il donne le signal à Jeannot de décrocher.

Agrippant fermement les commandes avec un désir de vengeance envers ces putains de mercenaires à deux crédits, il fait tourbilloner le Karovythe en arrachant une partie de ce qui reste de la station, éparpillant de gros débris dans son sillage. La manoeuvre audacieuse prend le Red Star par surprise et le force à changer de trajectoire pour éviter les morceaux de métal retenus par des lianes qui forment un gigantesque filet. Toute la carcasse du Karovythe grince et proteste quand Jeannot met les gaz à fond, les moteurs crachant une boule de feu qui pulvérise les dernières lianes le reliant aux débris de la station.

De nouveau dans son élément, Jeannot demande une solution de tir à Roteux, tout en amorçant un virage serré pour avoir le YT-2400 bien en vue. Bientôt, les voyants annonçant que ses artilleurs sont à leurs postes avec divers cris ou couinement pour mentionner être prêts à en découdre. Roteux verrouille les cibles dans l’ordinateur de visée avancée et avise Jeannot quand c’est complété. Le pilote craque ses jointures alors qu’il fonce en un duel mortel:

-“Ok les gars on se la fait Serpentar! Tourelles du dessous d’abord, renversement avec les tourelles babord, puis tailspin où je vais l’achever ce crotté! Roteux, missiles à mon signal seulement, je crois pas qu’on en aille besoin. Charge les thermiques, ça va chauffer!”

La première manoeuvre est un succès et le Karovythe se tourne sur le dos pour faire feu avec la tourelle de Ghor’Tex et Arnie, les lasers frappent les boucliers, les affaiblissant assez pour laisser passer la charge de Thermites du Railgun du Gamorréan. La charge se fond dans la coque et un jet d’air pressurisé sort du point d’impact alors que le projectile continue de s’enfoncer dans le vaisseau adverse. Proshek anticipe les mouvements du Karovythe en redirigeant constament les boucliers vers le Red Star, grâce à une simulation dans son cerveau cybernétique.

Quand Le Karovythe entame la deuxième manoeuvre, le pilote du Red Star anticipe et vous frôle en faisant feu de toutes ses tourelles. Il vous touche, mais l’explosion si proche l’aveugle un instant, laissant le temps à Jeannot de couper les moteurs, d’activer les thrusters latéraux et d’effectuer un revirement complet en volant à reculons. D’une pichenette il retire la protection sur son manche à balai et presse le bouton de mise a feu quand les reticules de visée de son casque et ceux de ses instruments s’alignent. Résultat: une autre charge de thermite plonge dans la coque adverse, lui arrachant un sourire:

-"Là je t’ai mon salaud! Frik, active la Pince!

Le farghul s’arrache de ses écrans une secondes, le temps d’afficher un sourire prédateur, puis active le rayon tracteur, emprisonnant le Red Star comme prévu. Remettant les gaz, Jeannot slingshot le vaisseau adverse dans les débris de la station et Frik lâche le rayon tracteur. Si ce n’est les débris, les thermiques finiront bien le travail. Qu’ils se comptent chanceux, si ça avait été des Impériaux, ils n’auraient pas eu droit à autant de clémence.

Le combat terminer, Poly attend que tous le monde soit de nouveau dans le cockpit pour mentionner que le signal de détresse émet toujours et provient d’un exosuit perdu dans les débris de la station, mais qui se déplace vers vous. Vous éteignez les moteurs et bientôt, un homme dans un suit spatial avec des petits réacteurs vient cogner à votre écoutille tribord. Vous le laissez entrer et constatez qu’il s’agit du sixième ingénieur de la station qui a dû sortir pour activer le signal hors de portée de la plante qui mange de l’électricité et qui survie au froid sidéral.

Lorsque vous l’amenez à l’infirmerie où Delyann s’occuppe des autres, lui et le docteur de la station se jette l’un sur l’autre en criant que c’est un espion responsable du désastre. Ghor’Tex s’interpose de son ventre musclé, mentionnant que tous passagers mécontent peuvent visiter l’airlock selon le bon vouloir du capitaine. Sans toutefois donner de nom, puisque personne ne sait vraiment qui est le capitaine.

Pendant ce temps, en bordure du système

L’Inspecteur Karabali à bord du croiseur Gozanti le Titanus continue de surveiller le Karovythe MKII. Assise dans son fauteuil de capitaine, elle se tourne vers le poste des communications et s’adresse à l’officier junior qui l’occuppe:

-“Veuillez aviser la garnison sur Pii que je veux les passagers du croiseur Nameless en vie pour interrogatoire, Pronto!”

Le jeune officier exécute un salut militaire avec un “aye aye capitaine!”, puis il hésite avant d’exécuter l’ordre donné. L’inspecteur du ISB lui demande ce qu’il y a d’un ton ou perce son impatience. Le jeune officier hésite en déglutissant alors que de la sueur se forme sur son front.

-"Désolé madame, un message urgent de l’Inquisiteur Jerec, vous m’aviez demandé de vous avertir si…"

Karabali le coupe abruptement soudainement aussi en sueur que son subalterne et annonce qu’elle va prendre l’appel dans sa cabine. Le reste de l’équipage doit s’en tenir à observer les évènements sur Pii, sans y participer.

L’Inspecteur Karabali se lève et s’enfonce dans les entrailles du Titanus pour recevoir l’appel de l’inqusiteur, laissant le reste de l’équipage respirer un peu mieux…

Champ 13

À part votre navire, il y a peine six autres vaisseaux spatiaux autour de la planète colonisée depuis seulement 80 ans. Il n’y a même pas de bureau de la BoSS qui gère normalement le traffic aérien sur toutes planètes civilisées. Vous vous dirigez donc vers le secteur qui intèresse le couple d’Arkanien en cavale et survolez ce qui sert de spatioport quand un message finit par vous parvenir d’un silo reconvertit en tour de contrôle. On vous dirige à une aire d’aterrissage qui n’est qu’un champ de terre battue bénit par Borje selon les principes de la religion locale.

Vous vous posez sur le champ 13 près du seul autre vaisseau, un gigantesque et très ancien sleepership qui date d’avant les voyages hyperspatiaux. Son armature en duracier est lentement démantibulée en matériaux utilisable pour la contruction des batîments du petit spatioport. Il n’y a pas de droits à payer, on vous demande seulement d’au moins remplir la moitié de votre soute de produits locaux.

La rampe descend et nos quatres compères en sortent en se donnant un peu en spectacle pour ces culs-terreux. Ghor’Tex dans son armure Beskar’gam mandalorienne s’installe aux pieds de la rampe, plante son épée épeurante dans le sol et s’y accote un coude, il se pointe la poitrine du pouce en s’adressant à la foule de fermiers curieux et vendeurs heureux de faire affaire avec autre que la coop de Borje.

(Dans un commun très franc) -“C’est avec moé que vous allez faire affaire, moé je vends du cuivre pis j’achète pas mal n’importe quoi!”

Proschek suit, affichant trois blaster différents dans différents holsters avec proéminence et un désintégrateur dissimulé au cas où. Son casque de commando d’élite de l’armée des clones est à peine dissimulé par sa robe de chambre brune couverte de ceinture d’armes et d’outils. Tout en silence il descend la rampe quand le gros Karatchensaw de 800 lb. le dépasse en faisant trembler le sol. Il prend une grande respiration de l’air frais embaumant la verdure et la terre brûlée par votre atterrissage, puis se tourne vers vous avec se qui passe pour un sourire chez cette brute. Avec émotion il vous annonce que c’est ici qu’il descend pour refaire sa vie. Il ne vous dit pas tout a fait merci, à la place il mentionne que si vous repassez dans le coin d’ici quelques années, il aura alors les moyens de vous remboursez pour l’avoir sortit de la prison. Il se met alors à courrir et créé un passage pour son immense carcasse en riant comme un cachalot en rut.

Pendant tout cet éclat d’émotions, Jeannot sans son armure, sort en douce et rejoint le jawa qui le repousse comme les autres vendeurs itinérants, ne le reconnaissant pas du premier coup sans son armure de Bull Rancor. Se perdant dans la foule agglutinée autour de Ghor’Tex qui fait monter les enchères pour vendre votre cargaison de lingots de cuivre, Jeannot convainc Proschek de la valeur d’un bon speeder pour aider les Arkaniens et que au pire il en volera un. Le jawa lui conseille d’en acheter un scrap et de lui apporter au vaisseau. Intrigué, Jeannot lui demande pourquoi il ne vient pas avec lui, son aide serait précieuse. Le jawa refuse, insistant qu’il doit effacer toutes traces de votre passage sur cette planète, c’est à dire: la tour de contrôle. Jeannot lui demande si ça va prendre le lance-missiles, mais le jawa dit qu’il va se la faire en boulot à l’Italienne.

Frik Tiel’a s’ébroue la fourrure sous la brise parfumée de Pii et se fait aller le museau face aux odeurs de la planète agricole. Sentant les millénaires où son corps a été privé de la chaleur du soleil et de la douceur de la brise, il ferme les yeux en contemplation. Lorsqu’il les ouvrent, il voit un paysage à perte de vue de plaines herbeuses qui entourent des colines en forme d’oeufs. Des champs cultivés parsème le tout et lui donne soudain le goùt de gambader et d’explorer pendant des jours cette mer de verdure. En voyant Jeannot et Proschek se glisser dans la foule avec l’air louche parmis tous ces bons fermiers travaillants, il hésite. Voyant la foule grandissante qui s’agglutine autour du gamorréan, une crise de panique le repousse à l’intérieur du vaisseau où il prétexte devoir s’occupper de vos clients Arkaniens.

Jeannot parcours ce que les locaux appellent le “marché” et n’y trouve rien qui n’est pas largement usagé où qui ne vienne des récoltes environnantes. La technologie est quasiment inexistante et il croise même quelques charettes tirées par des Nerfs puants. Tout le monde lui souhaite le Borjour avec un “R”, sans jamais croiser son regard.

En suivant les indications d’un groupe d’enfants des rues, Il trouve un junkyard où il voit des épaves de speeders. Le vieux mécanicien édenté qui a dû faire partie de la premoère batch de colons sur cette planète lui marchande au prix fort un speeder avec le moteur d’un autre que le pilote assemble grosso-modo. Le but c’est de voler jusqu’au vaisseau, pas plus.

Pendant ce temps, Proschek déguisé en jawa inofensif grâce son armure à hologramme, à bien vite rejoint les abords du silo reconvertit en tour de contrôle. Passant de poubelles en poubelles, il attends que deux gardes finissent leur ronde, puis fonce vers la porte qui se referme avant qu’il y arrive. Sortant le jack de son implant cybernétique, il fricote avec la serrure jusqu’à se qu’elle coopère, inconscient qu’une alarme retentie dans le bureau de la garnison du ISB sur place qui est sur le qui vive. Le jawa règle son armure en mode camouflage et monte l’escalier jusqu’à la salle des commandes. Il y surprend un opérateur qui somnole les pieds sur sa console désuète du temps de la République. Un coup de paralyseur et il s’effondre en bavant.

Proschek plonge à nouveau son jack dans la machine arrièrée et entreprend d’effacer toutes traces de votre passage passé, présent et futur. Le codage est presque terminé quand un speeder de police accompagné d’un speeder blindé noir se garent devant la seule porte du silo. Deux policiers civils et quatre stormtroopers sortent des véhicules, mettant la tour en joue où se préparant à enfoncer la porte.

-“Vive l’Empire!”

Tout en codant avec son implant à une vitesse ahurissante, Proschek prend une grenade mystère, la règle sur une minute, puis en arrachant le jack de la console, attend que les troopers entrent en force. Quand il le font, il tir une fois vers eux et une fois dans la verrière menant sur le balcon, puis il lance sa grenade avant d’activer son jetpack pour fuir dans la nuit alors qu’une explosion fait s’écrouler la tour de contrôle.

Après plusieurs arrêts genants avec son speeder déffectueux, Jeannot réussit à rejoindre les prémices du champ 13 où est parqué le Karovythe. Il commande au loader droid contrôlé par R0-T2 de venir remorquer sa nouvelle aquisition jusqu’à la soute en ramassant les morceaux qui en tombe.

Ghor’Tex, riche d’avoir vendu toute votre cargaison au prix fort, se fait litéralement embobiné par un marchand verreux qui remplit votre soute de nourriture de luxe périssable pour des milliers de crédits à crédit en échange d’Obligation. Vous avez moins de trois jours pour écouler votre marchandise où la perdre en entier. Anticipant votre joie plutôt que vos reproches, Ghor’Tex profite de cette abondance pour vous faire son fameux ragoùts aux treizes viandes de Gamorr.

Frik se branche sur l’Holonet tout en perfectionnant le déguisement de la belle princesse Arkanienne sous l’oeil suspicieux de Khalid Bankross. Parmis l’océan de nouvelles contrôlées par l’Empire, une retient son attention, Tchong Waing donnera prochainement une série de conférences sur Nar Shaddaa à propos de sa chasse pour le Sa’Nalor, le vaisseau perdu de la dernière Impératrice. Il y a brièvement l’image de la plaque exhibée dans la cavité du buste pour le concours, quand un détail précis attire l’attention du Farghul dont les oreilles se raidissent. Une des courbes du métal séparant trois images représente la route Perlemain qui traverse la galaxie de part en part. Il semble que le reste indique un monde à une de ses extrémités.

Vous êtes tous réunis en train de manger et d’engueuler Ghor’tex quand Proschek vous rejoint en utilisant l’écoutille dorsale qui donne près du mess. Lorsque vous lui racontez le “deal” de Ghor’Tex, lui aussi se met à crier après le gamorréans tout en se baffrant de ragoùts sous les yeux ébahis de ses compagnons qui ont préféré éviter d’ingurgiter le plat diurétique.

Après le repas, vous remontez la rampe d’embarquement et Jeannot montre le speedertruck qu’il a déniché à son ami mécanicien qui le regarde en faisant non de la tête.

-“Sinon, ben y’a des Nerfs!”

Pensant un instant à aller déterrer le speeder blindé des stormtroopers, Proschek soupire en haussant les épaules et se met au travail. Pendant que vous dormez du sommeil du juste, l’atelier de mécanique résonne des sons de power tools toute la nuit pour révéler au petit matin un speedetruck qui sans être esthétique est très fonctionnel. Vous apportez des oeufs et du pain local frais avec un bon kaf a votre virtuose de la clé hydraulique qui finit d’installer le E-Web dans la boite arrière avec l’aide de Ghor’Tex.

Ranch des Fugitifs

Vous montez tous à bord de votre speedertruck, incluant Khalid et Mariella. Khalid porte l’armure de Jeannot et Mariella est déguisée en mirialienne à la peau verdâtre constellées de losanges indigos. Les talents de Frik ont profité et ils sont méconnaissables. Vous faîtes plusieurs heures de campagne en speeder pour atteindre un petit patelin qui réunit six ou septs fermes autour d’un bar et d’un magasin général. Mariella, escortée de Ghor’Tex et Proschek s’y arrête pour prendre possession d’un ranch dans le coin et y faire tomber depuis orbite un module de colonisation.

Durant la transaction, Frik et Jeannot guette le speeder qui attire des regards jaloux. Fouillant dans les compartiments avec cette éternelle curiosité, Frik met la main sur une paire de jumelles et entreprend de balayer l’horizon avec. Il n’y a rien d’intèressant, excepté deux swoop qui s’amènent vers vous à plein gaz. Étrange des swoops dans ce lieu arrièré.

Zoomant sur les pilotes, Frik passe les jumelles à Jeannot en lui conseillant de regarder par lui-même, puis cour chercher les autres. Jeannot utilise les jumelles et aperçoit deux scoutroopers sur des Aratech Z-94 de l’armée Impériale qui s’amène à toute vitesse. Frak!

Votre pilote bondit à bord et allume les moteurs, tandis que les autres sortent du magasin général d’un pas pressé. Ghor’Tex s’harnache au E-Web aidé de Frik et Khalid, Mariella boucle sa ceinture à côté de Jeannot et Proschek se sort la tête par le T-top en calculant lequel de ses blasters serait le plus utile. Vous quittez sagement le village , mais sitôt cette limite atteinte, Jeannot pousse les gaz à fond en une accélération fulgurante.

Jeannot décide de prendre une autre direction que celle du futur ranch des Arkaniens pour semer ses adversaires qui lui colle bientôt aux fesses. Louvoyant entre les colines en forme d’oeufs, Ghor’tex déclenche un barrage de lumière cohérente qui force les swoops à ralentir et à répliquer. En même temps, Jeannot laisse deux grenades tombées par sa portière, Ghro’Tex élimine un scoutrooper et proschek décoche une décharge de son fusil è ions. La décharge de ce dernier, accompagnée des grenades de Jeannot font exploser le repulseur avant du swoop restant qui pique soudainement du nez. À peine touche-t-il le sol que c’est la catastrophe, le swoop fait une série de tonneaux vers l’avant et projète le trooper sur plusieurs mètres jusqu’à ce qu’il soit brusquement arrêté par un rocher sur sa trajectoire dans un craquement sonore.

Vous amorcez de longs détours avant de choisir l’emplacement pour le ranch des Arkaniens, voulant être sûrs de ne pas avoir été suivit. Placés près d’un lac et d’une vallée parcourrue par des troupeaux de Nerfs, Mariella active le signal qui fait tomber d’orbite le module remplit d’équipement qui sera leur prochaine maison. Comme promis, elle vous remet sa boite de bijous du temps qu’elle était princesse, puis vous assistez à l’entrée atmosphérique du module de colonisation automatisé. Vous dites adieux au couple et remontez à bord de votre speeder.

Décollage Difficile

Durant toutes les heures du trajet du retour, Ghor’Tex tourne et retourne entre ses doigts une des gemmes feu orange de la princesse. Son regard est perdu dans le vide et il bave de bonheur. C’est si rare c’est temps-ci, que personne ne fait de commentaires.

Lorsque vous arrivesz en vue du spatioport, toutes tentatives de passer inaperçus s’envolent en un instant en voyant le Karovythe. L’armature est presqu’entièrement recouverte de solide lianes bleues veinées de rouge. Des centaines de policiers, pompiers et fermiers sont atroupés autour et s’activent avec toutes sortes de vibrolames et de lance-flammes.

Plus vous approchez, plus on vous reconnait. Vous voyez le reproche, la colère et la déception dans tous les regards qui se braquent sur vous, finit la populace servile qui évite votre regard. Arrivez aux abords du champ de bataille, les autorités vous abordent rudement et vous demandent de répondre de cette attaque biologique. Tandis que Ghor’Tex tranche avec son épée de gigantesques parties de l’amalgame de lianes envahissantes, Jeannot négotie avec les gens de la coop de Borje pour acheter tout leur stock d’herbicide et les frais d’épandage en échange de quelques milliers de crédits.

(La plante parasite qui survie dans l’espace se transforme en 5 Obligation)

Quelques jours plus tard le champ 13 n’est plus qu’un champ de cendres et de fosses où brûle ce qui reste de la plante vorace. Votre voyage étant de moins en moins rentable, vous quittez la planète en filtrant vos messages parmis le spam usuel.

Vous recevez un message de Cartol Kentar qui vous félicite d’avoir forcé le blocus avec le problème Arkanien. Vous avez maintenant le Duc Étaki C. Rosban à vos trousses et l’Emporium s’en trouve libéré (+5 Obligation Vengeance). Cartol vous propose de le rejoindre dans le système de Ryloth avant de l’escorter jusque dans le système de Formos, loin du secteur Arkanis.

Jeannot ordonne à Roteux de calculer un bond dans l’hyperespace, puis dirige le Karovythe vers le point de saut le plus proche. En enclenchant l’hyperespace, Jeannot calcule un saut d’environ 30 heures, assez pour vendre votre cargaison à Nabaat qui espèrez-vous subit encore la famine.

Les étoiles s’étirent en longues lignes de lumière, puis vous entrez dans le tunnel mouvant de l’hyperespace, votre oreille interne s’ajustant avec un temps de retard, vous donnant l’impression de plonger vers l’avant, puis ça passe, comme toutes les autres fois pécédentes.

Ghor’Tex s’entretient avec Maitresse Delyann qui lui récite de sa voix de tortionaire mécanique le mantra des jedi sur le rôle du crystal dans l’aprentissage d’un padawan.

-“Lorsque le coeur du jedi est pur comme le crystal, le crystal devient le coeur du sabre. Le sabre est au coeur du jedi, ce que le jedi est au coeur de la Force.”

-“J’comprends rien, tu tourne en rond avec tes mots pis chu pas capable d’la faire léviter la câlisse de roche! J’la sent bien dans mon coeur comme tu dis par contre.”

Le droid possédé fait une longue pose puis ricanne d’un grincement horrible:

-“Voilà qui explique les choses, tes talents se développent dans une autre direction que j’aurais pensé pour un gamorréan! hahaha! un gamorréan sensible haha!”

Elle change alors l’entrainement et procède par une série de tests qui amputent toujours au moins un de ses cinq sens. En peu d’heures, Ghor’Tex assimile ce nouveau savoir et met les pieds dans un tout nouveau monde de possibilités: la Force.

Bataille de Ryloth Première Partie

Après une trentaine d’heures, Jeannot balance l’interrupteur de l’hyperdrive nonchalament et le Karovythe réintègre l’espace conventionel. Ce que les senseurs affichent lui font aggripper le manche à balai avec une toute nouvelle attention, alors qu’il convoque l’équipage à rejoindre leur poste de combat.

Vous émergez dans le système de Ryloth assez loin de la planète des twi’leks, à la médiane entre Ryloth et son soleil ravageur. Près de l’astre qui projète de longues langues de flammes radioactives, une petite flotte de l’Alliance Rebelle affronte deux star destroyers, plus un interdicteur. Les Rebelles font face avec courage avec trois Nebulon-B et six corvettes Corelliennes.

De l’autre côté, l’Emporium de Cartol et son escorte de transports armés sont aux prises avec une frégate Impériale de Classe Vigil en orbite autour de Ryloth. Des renforts semblent monter de la planète sous la forme de vigilante à bord de X-TIEs; les Death Seeds of Ryloth.

Frik tout ensommeillé arrive sur la passerelle où le pilote humain hystérique et Roteux pépéient et cri: “Poste de Combat!” à tout bout de champ. Un regard à la verrière panoramique du croiseur et le farghul se demande s’il n’est pas encore en train de rêver.

Un transport d’assaut et son escorte de quatres TIE fighters vous approche par le flanc alors que le Titanus que vous avez quittz à Pii, tente de réduire la distance qui vous sépare devant vous. C’est bien un espion Impérial, seul un hyperdrive de grade militaire avancé a pû vous devancer jusqu’ici. Ses boucliers sont levés et son lance-torpilles se verrouille sur vous.

Frik bondit à son poste de tireur en retenant un haut-le-coeur alors que les compensateurs gravivifiques ont de la difficulté à suivre la manoeuvre d’évasion qu’entame Jeannot en criant de joie. Dans le corridor central du croiseur, Frik apprécie une toute nouvelle forme de vacarme. Ghor’tex, Boboth et Arnie s’en donnent à coeur joie à mesure qu’ils descendent la formation de TiEs.

Voyant qu’il faut se dépêcher pour participer à cette bataille, Frik se glisse habilement dans la coquille de sa tourelle de tir, embrasse le quolifichet qui pend sur le guidon de commande, allume son radar, puis coiffe de son casque d’écoute; entendant soudainement tout le monde à la fois. Certains crient des instructions et des avertissements, tandis que d’autres clament leur victoire lorsqu’ils abbatent un enemi; le chaos total. Frik lâche alors son cri à lui qui terrifie et fait taire le reste de l’équipage. Rassemblant son courage il commande d’une voix ferme et stricte:

-“Concentration et travail d’équipe mes amis, fessez dans vos forces particulières pour affronter ce chien Impérial à nos trousses! Jeannot, ne fait pas juste crier et nous balloter, pense aux tourelles et informe-les de tes manoeuvres. Ghor’Tex, tu t’occuppes des tirreurs, des tirs groupés pour surcharger leurs boucliers. Parlant de boucliers, Proschek, essait de suivre les manoeuvres de Jeannot pour orienter les boucliers en conséquence et prépare des débris pour éviter les torpilles. Bon, au travail!”

D’un coup de pouce, il met fin à son speech en pressant le bouton de son lance-torpilles qui vient de se verrouiller sur le transport d’assaut. Ce dernier explose rapidement en une fleur de plasma bleutée qui illumine l’espace un instant avant de se fâner, puis de s’éteindre.

À Bord du Titanus un Peu Plus Tôt

L’inpecteur Karabali fière agent sur le terrain du ISB, recrutée très jeune par COMPNOR; espèce de jeunesse Hitlérienne sous le règne de Palpatine. Elle est assise à étudier l’holo de la bataille depuis son siège de capitaine du Titanus. Elle attend avec impatience votre arrivée aux coordonnées précises qu’elle a calculé depuis votre dernier saut. Aidée par son hyperdrive super performant, elle s’est empressé de vous préparer une petite embuscade. Karabali croit qu’un transport d’assaut et son escorte réquisitionnés aux Vigil dans ce système est bien suffisant pour matter un petit groupe de pirates pro-Rebelles.

Lorsque le croiseur tant attendu émerge dans l’espace conventionel, elle lance ses forces contre celui-ci, puis en voyant deux TIEs voler en éclats à une distance incroyable, elle recalcule ses chances en quelques secondes et voit tout-à-coup la possibilité d’échouer. Une chose qu’elle redoute encore plus que la mort. D’une voix incertaine, mais vite reprise, elle ordonne d’accélérer à vitesse maximale et que tous rejoignent leur postes de combat.

Alors que la distance se réduit entre le Titanus et le croiseur pirate surarmé, l’inspecteur reprend légèrement confiance en voyant les tactiques erratiques de cet équipage sans discipline. Le pilote est bon, mais il conduit son vaisseau comme un starfighter, les tourelles tirent à tout va sans concentrer leurs tirs, effectifs contre les TIEs, mais pas contre un vaisseau capital comme le Titanus.

Un subordonné annonce enfin que le croiseur est dans le rayon d’action des torpilles à protons. Karabali répond par:

-“Feu à volonté! Je veux mes aces en l’air à l’instant!”

Comme un seul homme, tout l’équipage obéit à ses ordres et se place en mode de combat. Ravie devant le pouvoir de sa disciplie de fer sur son équipage. Reportant son regard sur l’holo de la bataille, elle voit le transport d’assaut exploser, l’image s’éclairant soudainement. Karabali aggrippe les accoudoirs de son siège de commandement et pianote une série de manoeuvres pour procéder lorsque les premiers lasers seront tirés.

L’inspecteur commence à taper un message destiné au Vigil sur place quand une alarme et un rapport de son officier ingénieur s’ouvre sur ses écrans. Le pauvre est brûlé au deuxième degré sur tout un côté de son visage. Il rapporte que quelque chose a frappé le Titanus en perçant à travers deux cloisons internes en provoquant un incendie. Le résultat des avaries est à peine entamé que l’écran est brusquement envahit par les flammes avant de disparaitre avec l’ingénier tout aussi soudainement. L’écran grésille, puis montre le corridor couvert de sang et de suie avec un gros trou donnant sur l’espace. Dans le mur opposé au trou, il y a une boule de plasma qui continue à percer le blindage en durasteel de la coque interne.

Soudain debout, Karabali ordonne à ses batteries de faire feu par vagues en se concentrant sur les canons à projectiles du croiseur ennemi. Observant avec attention les manoeuvres de son adversaire, elle comprend en déglutissant difficilement qu’elle a sous-estimé ces pirates. Après que le Karovythe évite ses premières torpilles avec un roulement latéral accompagné d’un nuage de chaff, Karabali a l’impression d’affronter un tout nouvel adversaire. Chaques manoeuvres du Titanus ou du Karovythe est suivit par une salve de toutes les tourelles visibles du croiseur pirate, même si c’est un court instant seulement. Les rayons de ses propres canons entament à peine les boucliers renforcés ou l’armure épaisse datant de la guerre des clones.

Bientôt, les moteurs coupés du reste du vaisseau s’éteignent et les alarmes entament un concert de cris désespérant. Debout, les mains le long du corps et les épaules affaissées, l’inspecteur Karabali s’en veut de faillir ainsi à son Empereur tant aimé. Elle aurait tant voulu lui ramener ces Rebelles et obtenir son approbation. Ses derniers mots seront de demander si le module de traçage est bien fixé au Karovythe à son officier des communications qui répondra oui en un dernier souffle.

Autour d’elle, malgré les consoles en feu, l’équipage blessé ou mort et le manque rapide d’oxygène, son équipage se bat encore avec la même discipline que lors d’un exercise. Ravie devant cette belle image elle admire la dernière manoeuvre de Jeannot Latreille, sa proie devenue chasseur qui va anéantir sa vie et son navire.

Le Karovythe amorce une manoeuvre en tir-bouchon en rasant de près le Titanus. À chaque opportunitées, les tourelles faisant face au croiseur adverse font feu à mesure que le Karovythe tourne sur lui-même. Les lasers anéantissent les bouclier du croiseur Gozanti et les frappes de railguns le fracture de l’intérieur. Derrière le sillage de ses moteurs à ions, le Karovythe laisse le Titanus se disloquer sous l’action continue des charges termiques qui le crible de trous de part en part. Le nuage de débris et d’oxygène s’épanouit dans l’espace alors que le Karovythe s’empresse de rejoindre l’Emporium de Cartol.

Flottant dans l’espace, le corps inerte de l’inspecteur Karabali flotte dans le vide en fixant ses yeux froids comme la mort sur votre croiseur qui lui échappe à jamais.

Comments

Darth_Brun

I'm sorry, but we no longer support this web browser. Please upgrade your browser or install Chrome or Firefox to enjoy the full functionality of this site.